En Afrique, le téléphone portable révolutionne la banque
Jeudi, 23 Juin 2011 13:09
Histoire - Actus histoire africaine
Payer avec son téléphone mobile n'a rien de compliqué, comme le montre le site d'information britannique BBC Newsdans une vidéo. Il suffit de se rendre au guichet d'une banque et de verser du cash sur son compte mobile. Après un message immédiat confirmant le solde, vous pouvez réaliser vos achats quotidiens sans problème. Tapez la somme due sur votre mobile et le commerçant reçoit un message sur son portable lui notifiant la transaction. Il ne vous faut pas plus de temps que pour payer en argent liquide.
Le paiement par mobile, qui a été un échec cuisant en Occident, est un énorme hit en Afrique. Comment l'expliquer?
L'aspect simple et pratique participe au succès de ce mode de paiement sur le continent noir. La seule formalité pour ouvrir un compte est de s'enregistrer auprès d'un agent assermenté. Il s'agit aussi d'une question de sécurité: BBC News raconte l'histoire d'un Masaï qui, quand il vend un boeuf au marché de Nairobi (Kenya), met directement l'argent sur son compte mobile afin d'éviter de se faire voler.
Autre explication: tout simplement, le succès du téléphone portable en Afrique. Près d'un milliard de personnes dans le monde n'ont pas de compte bancaire alors que beaucoup possèdent un téléphone mobile. La croissance du nombre de téléphones portables en Afrique est la plus rapide au niveau mondial. Le Kenya, par exemple, avait 15.000 combinés en usage il y a dix ans; aujourd'hui leur nombre atteint 15 millions.
Ce qui fait dire à Danny Zandamela, le PDG de la First National Bank d'Afrique du Sud, repris par le magazine How We Made It In Africa, que «le continent africain est véritablement un marché idéal pour les services bancaires mobiles».
Dernière raison: les Africains qui disposent déjà d'un compte bancaire sont soumis à des charges financières élevées pour retirer du liquide ou faire des transferts d'argent. Ce n'est pas le cas avec le mobile. Par conséquent, la (...) Lire la suite sur Slate.fr[1]
References
- ^Lire la suite sur Slate.fr(us.lrd.yahoo.com)
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