Bulletin Mardi 26 Avril 2011 à 06:30:00 db41746 (Brésil)

Arts - Actualités arts africains

BulletinMardi 26 Avril 2011 à 06:30:00db41746(Brésil) Lancement international du Fespam : l'Afrique et le Brésil désormais reliés par un pont culturel Le rêve caressé par le ministre Jean-Claude Gakosso, président du Comité de direction du Festival panafricain de musique (Fespam), de faire connaître cette manifestation aux Brésiliens est désormais inscrit dans les annales de l'histoire entre l'Afrique et le Brésil. En effet, le lancement international de la 8e édition du festival à Rio de Janeiro, le 23 avril, a été une réussite Le spectacle donné à l'hôtel Rio Othon Palace, sur la célèbre plage de Copacabana, a comblé les attentes des organisateurs. Le public a savouré les prestations endiablées des groupes brésiliens et congolais et a salué l'initiative d'organiser cet événement célébré cette année sur le thème « Engagements artistiques et novations esthétiques pour la renaissance africaine ». Des moments inoubliablesUne célèbre école de samba a ouvert le bal, séduisant le public par ses rythmes envoûtants et ses tenues vestimentaires à couper le souffle, inconnues dans la tradition africaine. Se sont succédés ensuite les artistes de l'ensemble de Capoeira Veloz, qui tirent leur inspiration des rites des esclaves pendant leur déportation pour les Amériques, tous du Brésil.  Oupta, créatrice du groupe Lang'i aujourd'hui séparé, a chanté Dimba pour dénoncer l'injustice sociale et Nomi pour promouvoir le respect des valeurs culturelles plutôt que l'argent. Okana Iponga, dans la tradition vocale bantoue, souvent difficile à arrêter quand il se déchaîne, a interprété Oboro'odingui, (l'amour, c'est aimer). Sheryl Gambo a chanté Isi dia moranga et Ngali péno, tandis que le Ballet national du Congo, crée en 1971, a captivé des minutes durant un public loin de se lasser de ses sonorités synchronisées. La renaissance artistique africaineL'Afrique ne doit pas s'engager seule sur la voie de la renaissance en dépit de ses valeurs culturelles intrinsèques. Le Brésil, carrefour du brassage culturel des peuples d'Amérique latine, est le pays qui semble le plus approprié pour soutenir l'émergence véritable de ce noble engagement, et Rio de Janeiro en particulier. Un avis partagé par Edna Queiroz, négro-brésilienne, que l'événement a mis en contact avec la culture africaine, la terre de ses ancêtres, qui, à l'instar du poète Aimé Césaire, se considère comme une Africaine déracinée. « J'ai ressenti une énergie vitale d'avoir été invitée à cette cérémonie qui m'a mise au contact avec mes racines naturelles, même si le destin en a décidé autrement. J'aurais aimé que d'autres amis soient présents à l'événement pour vivre ce que j'ai vécu », s'est-elle exclamée. Pour sa part, Alessandra, journaliste exerçant chez Alerj, l'une des chaînes de télévision publique, pense que « de pareils moments d'échanges et de brassage culturels permettent de se découvrir et se faire découvrir par les autres. Le monde évolue, et les cultures ne peuvent demeurer figées. Une telle idée devrait se pérenniser pour faire évoluer la culture, ajoutant : Nous espérons que les autorités au plus haut niveau des deux pays accompagneront et soutiendront des telles initiatives qui valent le coup. »  Parmi les personnalités qui ont honoré l'événement de leur présence, il y a eu, entre autres, la ministre de la Culture de l'

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